PROPAGANDE

IS CUL - Le sexe, encore un tabou?

Posté par Truc le 24/05/2023 pour le secteur PHILO
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Tous les jours, on évolue dans une société hyper sexualisée. La mode, la pornographie, les réseaux sociaux, la publicité, les médias,... Le sexe est partout. Il fait vendre. Notre corps, où les parties qui le composent, sont devenues des matières premières, des arguments de vente. Aucun jugement ici, juste un constat.




Mais alors, comment dans une société si ouverte, peut-il être encore si difficile de briser les tabous?

- Pourquoi, alors que je vois l’historique de recherche de mon père, devrais-je m’interdire de parler de bicuriosité?

- Pourquoi trouve-t-on déplacer que je parle de godemichet à ma grand-mère, alors qu’elle se dit en mal de pénétration avec mon grand-père ?

- Pourquoi faut-il vivre caché l’échangisme en couple?

Toutes ces questions ne sont que des exemples non-exhaustifs.

Quelles sont les conséquences de ce tabou régnant autour du sexe? Mon avis c’est que la sexualité fait partie de notre développement, aussi bien en terme purement physique que social. S’interdire et taire ce sujet en le considérant comme inconfortable c’est risquer de développer une anxiété associée aux relations sexuelles. En parler, ça nous permet justement de remettre le sexe dans sa réalité et de s’éloigner des mythes véhiculés par les réseaux sociaux et la pornographie.

Quel est votre avis sur la question? Parlez-vous de sexe de façon décomplexée? Est-ce profitable d’entretenir du mystère et du tabou?

Je terminerai sur une citation de Catherine Millet: " j’attends que la sexualité se démocratise afin que chacun puisse révéler sa vraie nature sans en souffrir socialement."

8 commentaires
Appareil
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Il y a une nuance entre tout exposer a tout le monde qui s'en fout pour la plupart et tout cacher. Je suis libre, les détails me regardent
Bidule
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Je parle en général de sexe de facon décomplexé mais pas avec tout le monde. Je profite souvent d'opportunité pour en parler (ex: quelqu'un qui sous entends que madame parle trop et que je pourrais la bâillonner, et bien je reponds que vu qu'elle en a l'habitude a la maison je doute que ca fonctionne.) Du coup les personnes comprennent que ca fait partie de nos pratiques et si ils veulent en parler je suis ouvert.
Instrument
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Je n'ai aucun taboo d'en parler, mais j'avoue que je sélectionne à qui j'en parle, je peux en parler facilement à des personnes très proches comme des amis, mais en aucun cas à des collègues ou après tout le cancan radio hôpital bonjour et tout le monde finit par savoir non merci!!!
Après j'en parle pas à ma famille non plus, je pense qu'ils n'ont pas à savoir ce que j'aime faire ou non...

Mais ca ne m'empêche pas de m'ouvrir à de simples inconnus non plus donc voila c'est au cas par cas :)

Après la société actuelle fait que forcément on n'en parle pas ouvertement partout...
Appareil
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Vaste sujet.

Je suis assez partagée. J'ai l'impression que ces questions sont souvent parasités par des jugements de principes et des confusions. Je crois notamment qu'on associe trop souvent pudeur et tabou. Et si un lien existe, il demeure quand même nuancé.

J'entends par là que la pudeur n'est pas forcément un rejet ou un déni de la réalité, une posture critique et arriérée sur l'évolution des mœurs, ou encore un refus de dialoguer. De toute façon, la notion même de "pudeur" est à contextualiser parce que selon qu'on en parle sous le prisme de l'expérience, de la religion, de l'éducation, de la culture (etc), on PEUT ne pas parler de la même chose.

Un sujet "SENSIBLE" ce n'est pas forcément un sujet TABOU. La sexualité ca relève de la sphère privé et intime donc je trouve que c'est assez logique qu'on ne veuille pas forcément s'étendre sur la question et qu'on préserve une certaine pudeur. Après il faut peut-être distinguer le fait de parler de sexualité et parler de SA sexualité. La différence se situe peut-être sur ce fil, je ne sais pas.

Par ailleurs, je ne trouve pas anormale pour autant qu'une grand-mère de 75 ans ne soit pas calée sur ces questions et qu'elle éprouve un certain malaise à y être confrontée. C'est un sujet dont le discours mérite d'être adapté selon le public et la personne qu'on a en face de nous.

On a souvent un oeil critique sur l'hypersexualisation mais l'évolution des moeurs et la liberté recherchée qui y est associée ne devrait pas non plus signifier qu'il faille imposer sa vision, causer de cul sans filtre à tout bout de champs et sans jamais tenter de considérer la personne en face de nous.
Quelle vilaine caricature, je dresse là hein. XD

Du coup, je rejoins Absurdy sur le traitement au "cas par cas". (dans la communication je parle).

Brol
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on peut parler de tout, mais pas avec n'importe qui ;-) je suis assez pudique avec les gens que je connais peu et assez ouvert avec mes proches.

on vie aussi dans une société qui est encore beaucoup trop hétéronormative, dès que tu parle de sexe qui n'est pas papa dans maman et ben ça coince.
Fourbi
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J'ai pour habitude de parler de sexe très facilement mais dans un périmètre bien précis. Concrètement je trouve normal de donner mon avis, mes idées et mes préférences sur tout ce qui touche au sex à partir du moment ou je juge que la personne en face est prête à accepter tous les sujets.

J'ai pas vraiment de tabou mais je garde un périmètre bien défini dans mes conversations. Par exemple je ne révèle rien sur les autres ni sur mes expériences avec d'autres.

Je suis pour le partage et l'ouverture d'esprit sur le plaisir tout court en fait. Ensuite, voilà, certaines educations rendent tout celà tabou, donc certaines personnes ne seront pas aptes à "comprendre" cette ouverture d'esprit.
Gadget
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" Mais alors, comment dans une société si ouverte, peut-il être encore si difficile de briser les tabous? "

Je sais pas si je suis d'accord avec la définition de société ouverte.

Tel que je conçois les choses, la sexualité est découplée de la reproduction depuis à peine quelques générations.
Et la reproduction c'est un enjeu social extrêmement fort avec pas mal de mouvances qui exercent des pressions sur le sujet ( cf les débats sur l'avortement, la GPA, ou juste se souvenir que c'est il y a pas tellement longtemps qu'on a eu un pape anti-capotes en pleine épidémie de sida en Afrique )

Du coup, je sais pas si on peut parler de tabou qui persiste.
Je pense que les choses avancent mais que ça reste un sujet nouveau et qui bouleverse un modèle social très ancien quelle que soit la culture. Je suis optimiste sur l'idée que le changement sera digéré à terme maintenant ça me parait normal qu'on ait encore beaucoup affaire à des reliquats du passé.

A titre personnel, je ne suis pas pudique sur le sujet et j'essaie de l'aborder avec l'esprit ouvert.
Mais c'est surtout parce que c'est potentiellement graveleux donc rigolo.
Au final c'est intime donc j'ai l'impression qu'on a vite fait le tour des choses sérieuses à discuter sur le sujet.
Fourbi
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Je sais en parler assez ouvertement. Je remarque que je n'ai plus de problème pour en parler ouvertement depuis que je suis totalement décomplexée du sujet.
Bah oui ! On ne sait pas parler ouvertement de quelque chose qu'on n'ose pas découvrir totalement.
Quand on est bien dans ses idées, il est aisé d'en parler.
Faut-il encore trouver la personne avec qui en parler. Je respecte ceux qui sont un peu plus gêné d'en parler. Ça reste leur petit jardin secret ;)
Je le vois avec certaines collègues. Il ne faut pas en dire trop, sinon elles quittent la pièce :D Shhhht !
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