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Changer sa relation à la nourriture: plus facile à dire qu'à faire

Posté par Chose le 08/05/2023 pour le secteur PHILO
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La semaine dernière, on vous parlait de l’alimentation et on évoquait quelques pistes pour équilibrer son alimentation sans encore parler de régime amaigrissant.

Cette semaine, on souhaiterait aborder l’alimentation sous l’aspect de la relation personnelle de l’individu à l’alimentation:



Selon la professeure en psychologie Leslie Frazier, il existe 4 types d’attitude face à la nourriture:

- Mangeurs internes: Où celui qui mangeait ses émotions. Le stress, la joie, la colère sont autant de raisons de manger. Le mangeur interne n’écoute pas son corps et a un comportement compulsif face à la nourriture.

- Mangeurs externes: Où celui qui mangeait la pub. L’environnement joue un rôle important dans le comportement alimentaire du mangeur externe. Il sera tenté dès qu’il verra un proche manger à côté de lui et sera la cible privilégiée des annonceurs publicitaires.

- Mangeurs restrictifs: Où celui qui mangeait ses doigts. Le mangeur restrictif veille aux calories avant toutes choses, au détriment parfois d’une bonne nutrition.

- Mangeurs intuitifs: Où celui qui mangeait bien. Le mangeur intuitif suit son instinct, il est proche de son corps et sait être à son écoute. Il mange uniquement quand il a faim et se synchronise avec son corps.

Il est probable que vous vous reconnaissiez dans une ou plusieurs de ces catégories. Il est aussi bon de savoir d’où nous viennent ces habitudes. Souvent, elles sont construites durant l’enfance, la nourriture est pour certains une contrainte (tu ne sors pas de table tant que tu n’as pas fini de manger), soit une récompense (tu auras du gâteau si tu finis tes devoirs). Moi mon père était restaurateur, un excellent cuisinier. Difficile de dissocier un seul souvenir d’enfance du plaisir de manger. Je vous laisse imaginer quel genre de mangeuse ça fait de moi.

Quel type de mangeur êtes-vous? Savez-vous identifier la source de ces comportements alimentaires?

Tout ça c’est de la théorie évidemment. Rien de bien personnel, je m’en rends compte. Qu’est-ce qu’il faut dire alors? Que je connais peu de personnes dans mon entourage qui aient un rapport sain à la nourriture, moi la première? Que combattre ses pulsions c’est prendre le risque de plonger dans des troubles alimentaires bien plus grands? Qu’osciller entre la boulimie et des régimes douteux, c’est une souffrance continue?



Je ne vais pas vous mentir, je ne me sens pas d’aborder tous ces sujets en profondeur. Déjà, parce que c’est douloureux. Et puis, parce que je ne suis pas une professionnelle. J’ai juste conscience que j’ai dû jongler longtemps avec des troubles alimentaires en grande partie liés à une méconnaissance de l’alimentation et à un rejet/enfouissement de mes émotions. S’il y a une chose que je voudrais transmettre via cet article c’est combien un changement d’habitude alimentaire doit être accompagné d’une démarche complète pour être pérenne. Ecoutez votre corps, votre tête et votre cœur. Sortez, bougez, entourez-vous. Le changement est un long voyage, il y aura des accros sur le chemin, c’est normal. Soyez bienveillants avec vous-même. Et prenez conscience que vous pouvez le faire.

La semaine prochaine, on rentre dans le vif du sujet => comment faire un régime amaigrissant

Merci à Flexo pour sa relecture bienveillante.

5 commentaires
Ustensile
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Je fais de l'hyperphagie depuis des années, c'est une souffrance aussi pour moi d'en parler, j'arrive pas à me contrôler, rajouter à cela le stress permanant dans ma vie du travail (car j'y vais à reculons en ce moment et je cherche à changer également de travail ) + mon projet PMA en cours...
Vraiment pas simple pour moi... Et quand je me remotive à faire attention, au travail ca flingue tout, on mange pleins de choses, toujours un qui ramène un gâteau, comment ne pas craquer ?

De plus manger bien, équilibré, faut se le dire, ca a un coût, le prix des légumes des fruits augmentent tous les jours avec l'inflation/ la crise...
Tout le monde ne peut pas se permettre de bien manger tous les jours, et donc cela peut créer de mauvais comportements alimentaires...

Alors j'ai déjà consulté, une diététicienne, une nutritionniste, ca me motive sur le coup, puis après plus rien, aux oubliettes !!
Je vois beaucoup maintenant l'hypnose pour parer à cela, je connais même une collègue qui s'est fait posé l'anneau gastrique sous hypnose. je me tâte à essayer, mais le prix est élevé.
Appareil
()
C'est ma réponse au dessus, juste j'ai repris un ancien ID :)
Brol
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Je n'ai jamais été capable d'identifier des mécaniques particulières.
Je mange quand j'ai faim et parfois j'aime (probablement trop) le sucré.

(Faut qu'elle se détende la dame sur l'image, le broccoli c'est bon en plus)
Machin
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Je souffre d'un TCA depuis très longtemps. Jusqu'à mes 12/13 ans, mon alimentation était très équilibrée et je faisais pas mal de sport. Passé ce cap, j'ai perdu un peu de poids, un peu trop mais loin de l'anorexie.

L'arrêt de la cigarette à été relativement simple mais j'ai remplacé une addiction par une autre : la nourriture.
Je suis passée progressivement d'un 38 à un 52.

La problématique est traumatique, identifiée mais je ne suis pas encore prête à la traiter. Néanmoins, j'ai limité certains comportements compulsifs.

Du coup, j'ai hâte de lire la prochaine propa car comme l'explique Absurdy, on peut avoir tous les régimes du monde tant que le cerveau n'est pas prêt, c'est néfaste. Le cercle vicieux qui confirme "je n'y arriverai jamais"
Outil
()
Alors clairement, je ne suis pas un exemple en terme d'hygiène alimentaire. J'ai toujours été au dessus de la moyenne IMC (avant, 78kg pour 1m65) bien que je m'alimentais plutôt raisonnablement. Je me doutais que je dépasserais largement cette indice quand j'arrêterais ma profession (chorégraphique) sachant que je n'ai objectivement jamais eu la corpulence adéquate. Malheureusement, manger ne constitue pas un priorité dans ma vie et bien que je peux avoir certains plaisirs à partager un repas conviviale, je dois avouer que cuisiner et manger est une perte de temps pour moi. Et ce n'est même pas comme si j'avais des enfants et des responsabilité à tenir en terme de d'exemplarité et d'hygiène de vie. Ahah.

Après, si je grossis, je sais pourquoi hein. Pas de psychologie ou de thérapie, c'est qu'une affaire d'équilibre et de modération, ca ne tient qu'à moi et j'en ai conscience. Après tant que ca n'impacte pas ma santé et que je peux encore me regarder dans une glace, je m'en accommode sans tirer de fierté ou de honte.
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